Château de Salignac

Château de Salignac
  • Monument

    Château de Salignac

    Après plus de 30 ans de fermeture au public, le château rouvre ses portes. Venez découvrir l’envers du décor !

    Derrière les ruines romantiques ou les décors grandioses, un château est souvent synonyme de déconvenues, d'enquêtes, de belles découvertes, de gros travaux et demande une patience et d'une persévérance infinies.

    ​​​​​​​Pas tout à fait en ruine, mais pas tout à fait en état, Salignac, derrière sa façade majestueuse, est un projet familial de sauvegarde. Amoureux des vieilles pierres, les propriétaires mènent eux-mêmes les restaurations du château de Salignac.
    Depuis 2021, ils ouvrent les portes de l'édifice pour faire découvrir la réalité de la vie de château, présenter les travaux accomplis et à venir.
    Chaussez vos baskets et venez contribuer à refaire battre le cœur de cette ancienne place forte du Périgord noir !

    Pratique :
    - à deux pas des Jardins d'Eyrignac,
    - stationnement possible place du champ de Mars (Salignac-Eyvigues)
    - pas de WC dans le château
    - pique-nique possible dans le château
    - chiens admis sous conditions

    Histoire

    Les origines du site

    Fondé sur un éperon rocheux occupé dès la préhistoire notamment au niveau de ses grottes (actuellement enfouies), la châtellenie de Salignac est mentionnée pour la première fois vers 1040 dans les chroniques de l'abbaye Sainte Foy de Conques. Le château était alors probablement constitué de constructions en bois.

    C’est à partir du XIe et début XIIe siècle que les premières constructions en pierres apparaissent. Le site avait la particularité d’être une coseigneurie, chaque seigneur possédant une partie des fortifications et tenu de défendre cette zone. La présence de deux donjons, reliés entre eux par une courtine mais ne possédant pas de porte de communication, vient confirmer ceci.

    Au XIIIe et XIVe siècle, le château de Salignac s’étend et vient ceinturer le rocher et améliorer la défense des accès au château.

    Les derniers grands travaux

    Au XVe siècle, une grande campagne de travaux à l’initiative de Antoine de Salignac, seigneur de 1460 à 1497, grand officier des Albret en Périgord et Limousin vient restructurer profondément le Nord-Est du château en réunifiant différents bâtiments afin de lui donner une grande salle de réception parée d’une façade grandiose. Le château trouve alors sa forme définitive.

    Un abandon progressif

    Le château subit de nombreux dommages au cours des guerres de 100 ans et de religions. La tour Saint Martial, principale tour du château, s’effondre emportant avec elle la chapelle ainsi que les archives du château. Ni l’une ni l’autre ne seront reconstruites.

    A la révolution française, la château sera envahi par la population du village, emmenant avec elle les derniers documents féodaux pour les brûler sur la place du village. Le château sera ensuite découpé afin d’être vendu à plusieurs familles.

    Sans entretien, les bâtiments vont peu à peu s’effondrer, certains, dont le corps de garde, étaient encore debout en 1910. Le château fini par être aménagé à grand frais dans les années 1920 avec l’arasement des ruines au niveau du premier étage et le remblaiement massif du château pour créer les trois niveaux de terrasse actuels.


     

    La restauration

    Un projet de restauration sur plusieurs générations.

     

    Le projet de restauration du château de Salignac, c’est avant tout un projet familial pour sauvegarder un des plus grands châteaux du Périgord noir.

    Laissé à l’abandon, meurtri par l’histoire et tombé dans l’oubli, c’est en 2006 que le château est racheté par ses propriétaires actuels.

    Tombée amoureuse du lieu, la famille se lance corps et âme dans le sauvetage du monument.

    Et les besoins sont énormes. La toiture, en lauzes, pèse extrêmement lourd sur la charpente qui menace de s’effondrer. Une poutre de 40 centimètres de section a même cédé sous le poids. Les planchers sont à changer. Les aménagements modernes (électricité et chauffage) ont laissé de profondes cicatrices dans les structures du château. ​​​​​​​​​​​​​​

    Les structures défensives ne sont pas en restes avec des dégradations importantes dû à la végétation qui profite d’un microclimat idéal pour se développer : une source alimente tout le site en eau et les vieilles pierres du château accumulent la chaleur pendant la journée pour la redistribuer lorsqu’il fait plus froid. Le château est ainsi envahi d’Ailante, un arbre pouvant ici pousser jusqu’à trois mètres par an.

     

    Réfection de la première travée de la toiture​​​​​​​

    Le plus urgent est entrepris : la réfection de la partie de la toiture la plus endommagée.

    Le château est découvert, les pièces de bois abimées sont remplacées, les arases de murs refaites et une nouvelle charpente est installée.

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    ​​​​​​​Les outils arrivent !

     

    Plancher du premier étage​​​​​​​

    Les planchers les plus dangereux, ceux de la travée centrale, ont été démontés. Les poutres, qui n’étaient pas d’origines, ont été retirées. Les encastrements des poutres d’origines ont été retrouvés et ont permis de déterminer la taille des poutres, de section 2.6 fois plus importante. Chacune des deux poutres pèse une tonne.

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    Le solivage et le plancher ont ensuite été refaits en prenant appuis sur ces deux poutres.

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    La maison noble

     

    Des travaux sont également entrepris à l'extérieur.

    Une des maisons nobles a commencé à être déblayée. Quatre bouches à feu, une cheminée ainsi qu’une fenêtre sont mises au jour sous les quatre mètres de remblais.

     

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    ​​​​​​​Le donjon roman

    Un important travail est également réalisé sur le donjon roman. Plus ancienne construction du château, celui-ci a été arasé en biseau au niveau de sa voûte supérieure, ceci afin de créer une sorte de toit. La voûte a été éventrée afin de créer un conduit de cheminée. En effet, au cours du XIXème siècle, le donjon avait été aménagé en habitation de fortune. La végétation avait fini par s'installer et prendre racine (littéralement), mettant grandement en péril cette voute.

     

    Le dégagement de la voûte a permis de mettre hors d'eau ce symbole de pouvoir des Salignac d'antan. La poterne extérieure a été restaurée, une porte installée.

     

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    Les salles basses

    Enfin, une partie des salles basses a été dégagée, car remplie de remblais mais aussi par quelques tonnes de charbon, utilisé pour alimenter la chaudière encore présente.

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    Conclusion.....ce n'est que le début !

    Ainsi, de 2006 à 2020, la famille va s’atteler à se concentrer sur les points le plus critiques pour la survie du château.

    2021 voit une nouvelle étape dans la vie du château, son ouverture au public après près de 30 ans de fermeture. Les travaux entrepris pendant ces quinze dernières années ont permis de sécuriser partiellement le site et d'aboutir à cette ouverture.

    Le château est pourtant loin d'être sauvé. Il est primordial de poursuivre les travaux de sauvegarde du château, avec en particulier la finalisation de la toiture, mais aussi la restauration du donjon primitif et le dégagement des remblais qui couvrent l’ensemble du site.


     

    Un site protégé

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    Crédit : Village Historique du Périgord Noir
     

    Salignac et son château, symbole du village...mais pas que !

     

    Un site protégé par 3 arrêtés successifs

    C’est en 1931 que le tout premier site de Dordogne fut classé. Depuis lors, protéger le patrimoine paysagé du département s’est peu à peu imposé comme une évidence. Avec ses 40 sites classés et ses 143 sites inscrits, la Dordogne témoigne bien du caractère exceptionnel de cette richesse patrimoniale.

    Le caractère remarquable de l’ensemble composé du Château de Salignac et du village éponyme a très tôt été reconnu. L’inscription au titre des sites est intervenue avant même la reconnaissance du château par la protection des Monuments Historiques.

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    Une première protection en 1944

    Le site de Salignac a été protégé une première fois en 1944, suite au recrutement massif pendant la guerre d’inspecteurs pour la mise en œuvre de la loi de 1930 visant à protéger les sites remarquables de France.

    L’inspecteur de Maleville, artiste peintre, est l’un d’entre eux. Il avait une prédilection pour la nature et les paysages de campagne qu’il appréciait particulièrement de son point de vue de peintre. On retrouve dans les sites protégés, qu’il souhaite immortaliser ainsi à jamais, la poésie de ses tableaux.

    Il sera l’éveilleur des sites culturels et des paysages de la Dordogne. Son talent d’artiste peintre apportera à l’Administration son sens de l’observation et sa perception des espaces à protéger. Entre 1942 et 1963, Lucien de Maleville recensera environ 80 sites. 53 seront retenus par l’Administration.

    Le site de Salignac, comprenant tout le bas village et le château, est ainsi une première fois reconnu et inscrit comme site remarquable à protéger en février 1944.

     

    Une deuxième protection en 1965

    Dans le premier arrêté, le vallon qui s’étendait au pied du château vers l’est n’était pas protégé. En 1965, afin de préserver la vue que l’on a sur le château et le vieux village à partir de la route qui surplombe le site, l’extension du site inscrit est réalisée.

     

    Une troisième protection pour définitivement sauvegarder le site

    Protégé par 2 arrêtés successifs, le château, qui jusqu’alors n’était considéré que comme un tout avec le village et la vallée, se voit inscrire sur la liste supplémentaire des monuments historique le 23 mai 1969, parachevant ainsi la protection d’un des sites  remarquables du Périgord noir.

     

    Lucien de Maleville

    ​​​​​​​Exemple parfait du village médiéval blotti derrière son château, malgré les différentes protections existantes, le site est malheureusement en danger.

     

    Depuis 2006, les propriétaires s'attèlent à sauver le château de Salignac de la ruine, mais se battent aussi chaque jour pour la préservation de cet ensemble historique et culturel, précieux témoignage médiéval de la vie des hommes à cette époque.

     

    Ce patrimoine appartient à tout le monde et l'on se doit de le préserver et le transmettre aux générations futures.


     

    Service

    Le Cul de Basse Fosse

    Parcequ'il est important de se détendre après le travail, nous avons crée dans les salles basses du château, avec les reliques des aménagements XXème, notre bar, le Cul de Basse Fosse.

    Vous pourrez venir vous y desaltérer au frais, mais aussi pique-niquer ou tout simplement admirer l'enfilade des salles voutées partiellement taillées dans la roche.

    Vous y trouverez des boissons, des glaces et des chaises fraîches !

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    Informations pratiques :

    Activités et tarifs disponibles :

    ActivitéTarifPrix
    IndividuelTarif Adulte15€
    IndividuelTarif 12 - 18 ans11.5€
    IndividuelTarif Enfant8€
    Page 1 sur 1

    Facilités :

    Accès :

    Coordonnées :

    Adresse :
    34 Rue du Château, Salignac-Eyvigues, 24590, France

    Numéro de téléphone :
    06 51 03 01 16

    Les avis de nos visiteurs :

    Activité : IndividuelDate : 9 juin 2022

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