Domaine de Chaalis

Domaine de Chaalis
En application des mesures gouvernementales mises en places à compter du 9 Août 2021, l'accès à ce lieu est soumis à la présentation d'un passe sanitaire valide.
  • Monument
  • Nature
  • Musée

    Domaine de Chaalis

    En raison de l'épidémie de Coronavirus, le domaine de Chaalis est pour le moment fermé au public.
    Vous pouvez nous écrire à accueil@chaalis.fr pour être prévenu de la réouverture.

    A moins de 50km de Paris, plongez au cœur de huit siècles d'histoire et venez découvrir les ruines de l'abbaye cistercienne de Chaalis !

    L'abbaye de Chaalis a été construite en 1137 par le roi Louis VI le Gros. L'abbaye connaît un rayonnement spirituel très important durant tout le Moyen-âge. Les rois de France aiment séjourner dans cet environnement où règne calme et sérénité.

    Au début du XIIIe siècle, une abbatiale aux dimensions comparables à celles d'une cathédrale, dont les ruines demeurent toujours présente sur le site est construite. Les dons considérables du roi permettent à l'abbaye royale de devenir un centre économique et intellectuel majeur accueillant des intellectuels comme par exemple l'écrivain Guillaume de Digulleville.

    A la Renaissance, le cardinal Hippolyte d'Este fait venir des artistes tels que Sebastiano Serlio ou Le Primatice.

    Au XVIIIe, un nouvel abbé, le comte de Clermont (1709-1771), petit-fils du Grand Condé, demande à l’architecte Jean Aubert des plans pour édifier de nouveaux bâtiments abbatiaux. Les constructions médiévales ne seront jamais achevées.

    A la Révolution Française, le domaine est vendu en tant que bien national et l'abbatiale est détruite. Le domaine est alors restauré dans le seconde partie du XIXème siècle par la famille de Hainguerlot-Vatry. Chaalis redevient alors un lieu où les intellectuels tels que Gérard de Nerval ou encore Théophile Gautier se retrouvent.

    Le domaine, classé au titre des monuments historiques le 9 septembre 1965, contient actuellement les ruines de l'ancienne abbatiale et du cloître, l'ancienne chapelle abbatiale et ses fresques de la Renaissance, une roseraie et un parc, ainsi que le musée Jacquemart-André et ses collections de peintures, sculptures et arts décoratifs installées dans le château.

    Les collections du musée

    Vous pourrez observer dans le musée château les collections de Nélie Jacquemart-André regroupant près de 4000 objets d'oeuvre. En 1902 elle achète le domaine et y fait disposer une partie des ses exceptionnelles œuvres d’art, l’autre étant présentée dans son hôtel parisien du boulevard Haussmann qui deviendra par la suite l’autre musée Jacquemart-André. À sa mort en 1912, elle lègue tous ses biens dont le domaine et les collections de Chaalis.

    La chapelle Sainte-Marie

    La chapelle Sainte-Marie fut aussi nommée "Chapelle royale" du XVIe au XXe siècles avant de devenir "Chapelle de l'abbé" pour quelques décennies. Elle retrouve son nom médiéval après la restauration de 2006.

    Édifiée sous le règne de Louis IX (Saint Louis), vers 1255-1260, son architecture est proche de celle d'édifices parisiens aujourd'hui disparus comme le trésor de la Sainte-Chapelle du Palais et la chapelle de la Vierge de Saint-Germain-des-Prés.

    Elle se situe dans la lignée des saintes chapelles du département de l'Oise comme celle Saint-Maurice, à Senlis, ou de de Saint-Germer de Fly.

    Réunie autrefois à l’hôtel de l’abbé par un portique de treize arcades, la chapelle Sainte-Marie échappa aux destructions de la fin du XVIIIe siècle et fut restaurée par l’architecte Corroyer à l’initiative de Mme de Vatry dans la seconde partie du XIXe. Elle est composée d’une nef à deux travées droites terminée par une abside à cinq pans.
    Les arcs de la croisée d'ogives ne reposent plus sur les mêmes tailloires que les arcs fomerets occupés par de vastes baies qui correspondent à la largeur d'une travée. Les fenêtres peuvent être ainsi réculées par rapport à la nef, donnant de l'air au bâti intérieur et atténuant l'impression massive des contreforts, à l'extérieur.
    Les vitraux du XIIIe dont certains élements demeurent, étaient en grisailles agrémentées de quelques motifs en couleur. De même qu'à la Sainte-Chapelle de Paris, les fleurs de lys de Saint Louis et les châteaux de Castille de la co-régente, Blanche, bordent les vitraux du chœur.

    Jean de Montreuil (1354-1418), un des représentants les plus importants de la vie intellectuelle de la France septentrionale à la fin du Moyen Âge, mentionnait dans cette chapelle une Vierge à l’Enfant digne des plus grands sculpteurs de l’Antiquité, Apelle, Lysippe ou Praxitèle. Elle est conservée aujourd’hui à l’église paroissiale de Baron.

    La façade vers l’abbatiale est percée d’une porte en arc brisé, d’une grande rose et d’une fenêtre avec abat-sons, dans le pignon.

    Certains bâtiments accotés à la chapelle sont fort probablement nés de l'imagination de l'artiste.

    N.B. Hubert Robert apprend le dessin auprès de Michel Ange Slodtz qui participe à la sculpture des nouvelles stalles de l'abbatiale de Chaalis.

    Les murs gouttereaux sont décorés de gargouilles néo-médiévales dessinées par Paul Balze vers 1875.

    Le Parc

    Le parc actuel, situé au nord est limité par les douves. Il correspond en grande partie aux zones aménagées au XVIIIe siècle. Il est organisé selon un axe central qui correspond à celui du bâtiment nord dessiné par Jean Aubert.
    À la fin du XIXe, le prince Murat, propriétaire du domaine jusqu'en 1902, les a probablement restaurées.

    Déjà au temps de Madame de Vatry, le potager est installé extra-muros dans la partie orientale du domaine, au-delà de la rivière.
    À partir de 1902, Nélie Jacquemart-André fait quelques aménagements. Elle remplace le petit jardin "à la française" établi devant l'orangerie par un second "jardin fleuriste". Elle fait creuser un bassin avec chute d'eau au pied de sa chambre, côté est du château-musée. Cette opération tourne court. À la suite de fuites réitérées au niveau du mur constitué de blocs de grès, Nélie décide de tout faire reboucher, ce qui est fait l'année suivante.

    Lors de l'excavation de ce bassin, les ouvriers mirent à jour des statues qui furent photographiées pas Monsieur Fournier-Sarlovèze, maire de Compiègne. On peut penser qu'elles se trouvent actuellement dans le musée lapidaire de Chaalis.

    La roseraie

    C'est un espace clos, situé juste au nord-est du palais abbatial médiéval, en point bas, dans une zone à la fois froide et humide. Sa dénomination varie selon les périodes.

    À la Renaissance, le petit jardin d’Hippolyte qui s’abrite derrière le mur crénelé de Serlio est l’objet de différents aménagements. Les armoiries du premier abbé commendataire somment encore le portail du mur édifié, au XVIe siècle. On y élève des fabriques, comme une pergola, un pavillon, une fontaine et une volière.

    Sur les plans du XVIIIe subsiste une forme triangulaire à l’est de ce petit jardin, vers la muraille d’enceinte, que l’on pourrait interpréter comme étant un bassin de rétention. En 1844, la partie occidentale de cet espace est devenue un potager. Dans la seconde partie du XIXe siècle, madame de Vatry y installe un jardin fleuriste, comme celui que la reine Marie-Antoinette avait créé à Saint-Cloud.

    Au début du XXe siècle, dès son arrivée à Chaalis, Nélie Jacquemart décide de faire construire les bâtiments d’une nouvelle faisanderie pour remplacer l’ancienne édifiée par Madame de Vatry. Elle est installée au nord-ouest du jardin fleuriste. L’ensemble comprend aussi une maison de garde-faisandier accotée aux parquets à faisans. Dans toute cette zone, perdurent les problèmes de drainage et d’arrosage.

    En 1908, dans les plates-bandes d’un second fleuriste que Nélie a fait installer devant l’orangerie à la place de l’ancien jardin français, elle veut que l’on plante des Roses de Noël.

    Près du fleuriste traditionnel, plusieurs serres sont réparées ou installées. Une serre à vigne reconstruite en 1909, deux serres à multiplication garnies de terrines en terre cuite pour faire des semis et des plantes à fleurs, l’autre serre étant également pleine de boutures que le jardinier est obligé de faire pour les besoins de Chaalis, une serre à forcer, un rempotoir avec casiers. Les serres sont chauffées au charbon.

    Dans les années 1920, une roseraie est plantée à l'initiative de Louis Gillet, membre de l'Institut et conservateur de l'Abbaye royale de Chaalis.

    En 2000, le paysagiste André Gamard réaménage cet espace. Son dessin rappelle le schéma classique d’un jardin médiéval avec son bassin central. Au croisement des deux allées qui délimitent quatre carrés, trône une élégante vasque italienne en marbre rose, d’époque Renaissance.

    Les Journées de la Rose mettent à l’honneur cette roseraie à l’apogée de sa floraison, au mois de juin. Des bancs de pierre ou de bois attendent le promeneur qui désire rêver dans ce nouveau Jardin des délices.

    Ateliers des parfums

    Organisés par le service pédagogique de Chaalis avec la participation de la Fondation Yves Rocher-Institut de France et la société Firmenich, les ateliers des parfums permettent de découvrir quelques secrets des fragrances et surtout de réaliser des eaux de parfums que les juniors voire les séniors peuvent emporter.

    Monseigneur le prince Albert II de Monaco est venu partager notre passion. Il s'est exercé avec beaucoup de courtoisie et de pertinence au difficile exercice de la reconnaissance des fragrances.

    Vous repartirez avec votre eau de parfum personnalisée

    Une exposition permanente sur l'histoire des parfums et sur l'extraction des matières à parfums complète cette approche originale du cinquième sens. Le service culturel peut prêter des panneaux d'exposition sur ce thème.

    Informations pratiques :

    Activités et tarifs disponibles :

    ActivitéTarifPrix
    IndividuelTarif Adulte11€
    IndividuelGratuit1€
    IndividuelTarif Réduit8€
    GroupeGroupes d'Adultes9€
    GroupeGroupe scolaire6€
    Atelier des parfumsAteliers des parfums4€
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    Facilités :

    • Parking
    • Restaurant

    Accès :

    Coordonnées :

    Adresse :
    Domaine de Chaalis, Fontaine-Chaalis, 60300, France

    Numéro de téléphone :
    +33344540402

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